Quelques conseils et réponses à questions...


Voici les thèmes abordés par la suite, vous pouvez aussi consulter le lexique automatique :

Arrivée du premier de cordée au relais


Arrivée du second de cordée au relais

Tout comme celle du premier, l'arrivée du second au relais demande quelques précautions en progression non réversible :


Assurance ou assurage

C'est le système permettant d'enrayer une chute au moyen de la corde. Il est indispensable d'être toujours assuré en progression (le second bloque la corde avec son descendeur) ou au relais.


"avaler" la corde ou "avale!"

C'est l'action de tendre la corde entre les grimpeurs. Le second demande d'avaler au premier afin qu'en cas de chute la corde soit tendue immédiatement.


Baudrier ou cuissard

C'est ce qui permet au grimpeur d'être solidaire de la corde. Il existe des baudriers dits "intégral" qui retiennent au niveau de la ceinture et du torse. En revanche, un cuissard ne retient qu'à la ceinture et son utilisation en escalade tend à se généraliser. Un "integral" est plus adapté quand on porte un sac à dos, car dans ce cas, le centre de gravité est déplacé vers le haut. Son utilisation est aussi recommandé pour les enfants.
Préférer les baudriers pourvu de dispositifs porte-matériel bien dimensionnés.


Coinceurs

Ce sont des pièces mécaniques concues pour permettre un ancrage provisoire (sauf coins de bois !) dans le rocher. Ils nécessitent un faciès de rocher particulier fait de trous ou de fissures.
De la forme la plus simple (trapézoidale) à la pièce la plus complexe (="friend"), il en existe de toutes sortes.
Il sera profitable d'apprendre leur pose en toute sécurité.
On se méfiera des coins de bois dont la durée de vie est limitée surtout en présence d'humidité.


Voir un coinceur de ma fabrication personelle (!) de type "friend".
Voir un coinceur en trapèze de type "bicoin".


La corde

Si si! Il y a quand-même un certain nombre de choses à dire sur notre amie la corde :

On distingue la corde dite "de rappel" de la corde dite "à simple". La corde de rappel a une longueur supérieure à 80m et un diamètre supérieur à 9mm en général. En premier, le grimpeur s'encorde au milieu du rappel. La corde à simple a une longueur comprise entre 50 et 70m et un diamètre supérieure à 10,5mm en général. En premier, le grimpeur s'encorde à l'extrêmité de la corde à simple.


Le descendeur

C'est une pièce permettant de bloquer-débloquer la corde même soumise à une forte tension : rappel ou moulinette. C'est le frottement de la corde sur cette pièce qui freine son passage.
Regardez-donc ce joli descendeur!.


Equipement

Cela désigne le nombre et la qualité des points d'ancrage que compte la voie. Les points sont de toute nature : pitons, scellements, chevilles à expansion + plaquette, cordelettes dans lunules. Les arbres et arbustes fournissent d'excellents points d'ancrage naturels.
Si le grimpeur considère que l'équipement n'est pas satisfaisant, il doit le complêter sauf dans certains cas : voir ci-dessous.


Equipement à complêter

Si le grimpeur ne se sent pas en sécurité dans la voie (points trop espacés, mauvais état...) il doit ajouter des pitons, des sangles passées dans les lunules ou autour des arbustes ou des coinceurs que pourra éventuellement retirer son second.
Il est conseillé d'apprendre à poser des coinceurs ou des pitons en toute sécurité pour ne pas être pris au dépourvu dans l'urgence...
Attention : sur certaines falaises ou sites classés ou zones protégées, il est interdit de poser des spits ou des pitons. On se renseignera auprès des communes.


"jaunir" un passage

C'est le fait de franchir le-dit passage sans s'aider de l'équipement en place.
La difficulté des passages est donnée d'ailleurs dans ces conditions.


Longueur

C'est l'intervalle qui sépare deux relais. Les voies commentées ici comprennent 1 à 16 longueurs. Cela n'a rien à voir avec la longueur de la corde! La "longueur des longueurs" est comprise générallement entre 20 et 45m.


Matériel

Cela désigne l'ensemble de la "quinquaillerie" du grimpeur. Le matériel comporte principalement, la corde, les dégaines, les coinceurs, le baudrier et les chaussons. Pour les équipeurs cela inclut en plus les pitons, plaquettes et autres anneaux quand ce n'est pas la perceuse ou le tamponnoir.


Mou ou "du mou!"

C'est le fait que la corde ne soit pas tendue. Le premier demande du mou au second afin de pouvoir progresser. Le second lui en donne "mais pas trop" afin qu'une chute éventuelle soit limitée.


La moulinette

C'est une façon d'effectuer les voies de 1 longueur. Le premier s'en va , arrive au relais, se vache, se décorde, passe la corde au relais, se dévache et son second le descend au descendeur. Ce dernier effectue la voie assuré et descendu par l'intermédiaire du relais.
Cela fait cumuler deux étapes de frictions de corde contre aucune si le premier reste au relais. La moulinette est confortable mais est source de plusieurs ennuis au bas mot :


Mousquetons

Ce sont des anneaux métalliques pourvu d'un doigt qu'un ressort-lame maintient en position fermé. Un mousqueton à vis possède en plus une vis de bloquage du doigt. Les mousquetons servent à relier des sangles, des pitons, des plaquettes ou des coinceurs.
Une "dégaine" est l'ensemble formé par deux mousquetons reliés par une sangle.
Cliquez sur voir un mousqueton si ce n'est pas déja le cas en haut à gauche.


Les noeuds

Voici, à mon humble avis, les noeuds que tout bon grimpeur devrait savoir faire :

On se réferrera à un ouvrage spécialisé pour apprendre à les faire. On vous expliquera mieux que moi des histoires de serpent qui font le tour du puits...


Ouvreurs

Ce sont les premiers grimpeurs ayant parcouru et éventuellement équipé la voie. On leur doit notre plus grand respect !
En effet, ouvrir une voie c'est d'abord un travail de reconnaissance, de débroussaillage, de nettoyage (pierres instables) et d'équipement proprement dit...


Les pierres...

Les chutes de pierres représentent le plus grand danger de l'escalade ! Alors, prenez un casque plutôt qu'un chapeau et voici quelques subtilités pour les éviter :


Piton

Ce sont des pièces métalliques largement utilisées au début de l'histoire de l'escalade comme point d'ancrage fiché dans les trous et fissures à l'aide d'un marteau. Il en existe plusieurs types : cornière, plat, extra-plat, en U... Autrefois et dans la mesure du possible, le second les retirait. Ils ont tendance à être remplacés par les plaquettes et les scellements ( goujons et anneaux) surtout quand le site est accessible facilement.
Si vous voulez, voici un piton un peu rouillé d'ailleurs!.


Plaquettes

Ce sont des plaques percées de deux trous : un permettant le passage d'un mousqueton, l'autre celui du boulon vissant dans une cheville à expansion. L'ensemble comprenant 1 plaquette + 1 cheville + 1 boulon est communément appelé "spit".
On se méfiera particulièrement des spits sur les falaises maritimes en raison de l'importance de la corrosion.


Premier de cordée

C'est, au cours de la progression, celui qui grimpe, mousquetonne les points d'ancrage et est assuré par le second. Au relais, il fait monter son second.


Progression

C'est le fait de parcourir la voie longueurs après longueurs. Le premier grimpe, assuré par le second, mousquetonne les points d'ancrage, arrive au relais et fait monter son second. Le premier se doit de "stocker" la corde avalée de façon réfléchie afin de limiter au maximum la formation de torons.
Lorsque deux relais sont très rapprochés, il est possible de "sauter" un relais. Le premier utilise dans ce cas le relais comme un point d'ancrage de longueur. Cela est déconseillé pour trois raisons :


Progression en corde tendue

Lorsque le premier arrive en bout de corde, il fait en principe relais. Dans le cas contraire, il continue de grimper simultanément avec son second. Cette situation ne peut durer éternellement du fait que le premier va tôt ou tard manquer de matériel.
On progresse à corde tendue générallement dans les longues voies faciles. En effet, cela permet de gagner du temps, mais dans ces conditions, une chute est fortement déconseillée.


Le rappel

La rappel est une technique permettant de descendre puis de récupérer la corde en tirant sur un brin. Voici quelques conseils pratiques :


Progression en "réversible"

Quand le second arrive au relais, il peut continuer de grimper en étant toujours assuré par le premier. Les rôles sont alors inversés : de second, il passe premier de cordée. Plusieurs avantages résultent de cette progression :


Relais

La corde n'est pas infiniment longue alors que les falaises peuvent l'être ! (on a évalué la profondeur d'un cratère lunaire à plus de 13000m !). Il est donc nécessaire de découper un dénivelé important d'escalade en plusieurs longueurs. Au terme d'une longueur, le premier s'arrête à un emplacement prévu à cet effet.
Tout bon relais doit être constitué de deux ancrages indépendants. Le grimpeur doit relier les deux points d'ancrage (si ce n'est pas déja fait) au moyen d'une sangle ou par l'intermédiaire de son baudrier et de deux noeuds de cabestan.
Il se peut que le grimpeur ait à complêter le relais.


Relais à complêter

Un relais digne de ce nom doit comporter au moins deux points d'ancrage. Si tel n'est pas le cas, le grimpeur doit ajouter un ou plusieurs pitons, coinceurs, sangles...


Second de cordée

C'est, au cours de la progression, celui qui assure le premier. A l'arrivée de ce dernier au relais, c'est au tour du second de monter, assuré par le premier.


Tirage

C'est l'action du frottement de la corde sur le rocher et aux points d'ancrage. Dans les grandes longueurs (>35m) tortueuses, le tirage peut obliger le premier à tirer la corde avec les deux mains lui faisant croire qu'elle est bloquée ou que son second s'est endormi ! Pour le second, ce n'est pas mieux car après relais il aura l'impression que son premier l'assure négligemment !
Plus une corde est toronée et plus elle occasionnera du tirage.
On peut réduire l'importance du tirage en séparant les deux brins lors de l'utilisation d'une corde de rappel : pour cela, faire passer chaque brin dans un mousqueton différent.


Torons

Un enroulement, un passage dans le descendeur ou même un passage en boucle dans un mousqueton, provoque, du fait de sa rigidité, des contraintes mécaniques internes dans la corde. Ces contraintes sont à l'origine de toutes ces choses embêtantes qu'on constate à l'usage : torons, entortillements, vrillages, manque de souplesse.
Les moulinettes et les rappels dans une moindre mesure, sont directement responsables de ce phénomène.
Les rubans de décoration qu'on utilise pour les fêtes constituent une analogie du phénomène. Droits à l'origine, ils se vrillent après un passage sur un couteau sous tension mécanique.


Vacher

Se vacher = s'accrocher au rocher en "patois montagnard". On se vache au moyen d'un noeud de cabestan sur un mousqueton. On peut aussi se vacher avec une sangle passée en "tête d'alouette" dans la boucle principale du baudrier.


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